mercredi 2 avril 2014

“Ferme le sens !”

Vous est-il déjà arrivé d’entendre votre professeur de théâtre vous dire :
“Ferme le sens !” ???????
En tout cas c’est une des directives prodiguées par Michel Bouttier et Marie Burvingt, nos 2 
coodirecteurs et professeurs de l’Ecole Paris Marais.
“Ferme le sens, Chani” ?

Ah moi oui ! Alors j’écarquille les yeux tout en pensant “Oui mais …hum, c’est à dire … ?”
C’est qu’apparemment quand on achève d’exprimer une idée, pour l’imposer à l’autre, il faut marquer une fermeture vocale, comme une porte que l’on ferme.
Sinon: On perd ce fameux SENS.
De plus, cela structure le texte, les différentes idées sont mises en valeur.
Ainsi on ne s’étouffe pas, ni le spectateur par une accumulation d’idées qui sont sans fin, et qui au bout d’un moment font une chanson désagréable:
“ tata ti ..., tata ti ... tata... tati... tata ti ..., tata ti ... tata... tati...tata ti ... tata... tati...tata ti ... tata…”
Vous avez compris, mon charabia?


C’est comme quand on n’ose pas affirmer un avis ou qu’on ne comprend pas de quoi on parle … on finit nos phrases en suspend.
… Michel m’a expliqué un jour que depuis le plus jeune âge on nous éduque la politesse, et finir une phrase en l’air c’est une marque de courtoisie, pour ne pas brusquer.


Mais nous on VEUT brusquer en théâtre !
Imposer, faire comprendre, conseiller, rasséréner, exploser de joie, de tristesse ou d’amour ...


Et ce serait : “le problème des comédiens” … Il va falloir désapprendre et nous rebeller contre cette tyrannie de politesse !


Qu’en pensez vous ?


PS: J’ai terminé sur un point d’exclamation, mais on peut aussi sur un point d’exclamation, fermer le sens… on en parlera plus tard sur un prochain billet.
Point final.

Artistiquement.
C.L

mardi 1 avril 2014

Atelier Spectacle Misanthrope : Michel Bouttier metteur en scène en pleine action!

Cette année l’atelier spectacle se penche sur le “Misanthrope”, l’oeuvre de Molière éminemment connue pour son thème phare, bien mis en dérision : l’hypocrisie.



Mais nous, on se pose des questions…???

  1. Comment se déroule le travail d’une pièce sur l’année ?
  2. Comment Michel Bouttier, notre metteur en scène dirige ses comédiens ?

Plus question d’exercices de technique d’acteurs comme dans les classe d’interprétation ou la Master ! 
On passe directement au travail d’acteur sur LE rôle attribué à chaque élève acteur pour l’année...
Et... le montage de l'oeuvre se construit au fur et à mesure des semaines, tous les mercredis soir durant l'atelier.
Mais, c’est bien beau de connaître son personnage et de savoir bien l’interpréter !
N’oublions pas... la mise en scène! la mise en scène ! la mise en scène !
C’est elle qui, combinée au texte, va donner du sens à l’histoire…

Atelier spectacle Misanthrope1.jpg
Ecole Paris Marais
Répétition Mars 2014 du Misanthrope de Molière.


Alors Michel Bouttier, va jouer un grand rôle : celui de créateur du jeu dans l’espace !, 
ou encore de Scénographe!
Et pour donner du sens à chaque action il va les mettre en évidence et les faire travailler séparément. Il les appelle des Fragments…
Les fragments se sont de courts échanges qui regroupent souvent une idée … Quand on change d’idée, on change de fragment !

“Allez, on répète le fragment 17 !” = (début de l’acte IV, scène 4, avec Alceste et Dubois)
Il s’agit là d’une courte conversation d’à peine 10 vers : une petite chamaillerie entre les deux. 
Dubois à quelque chose à dire mais n’ose parler. Alceste insiste.
Ils répètent alors 3 fois le fragment :
  1. On débroussaille
  2. On essaye de refaire ce que Michel Bouttier a conseillé.
  3. On file le fragment sans reprise (normalement).


Ce travail de découpage par fragment permet d’aiguiser chaque recoin du jeu, car il n’y a pas de moments plus importants que d’autres ! A chaque instant on doit croire que tout peut arriver !

C’est un travail dans la dentelle… mais le jeu en vaut la chandelle, et puis…
On a affaire à des comédiens confirmés !

Vivement juillet pour les applaudir sur scène!

Artistiquement.
C.L

jeudi 27 mars 2014

Cher chéri de Karl Valentin: Un texte étonnant à jouer!


“Cher Chéri !”
C’est ainsi que commence le petit monologue d’une jeune femme écrivant pour la dernière fois…
( Heu pas si sûr ! )  à son amoureux.
“Les mains en pleurs, je prends dans mes mains mon porte-plume et je t’écris.”

On ressent déjà un petit cœur enflé par le chagrin ! Puis décidée elle se lance pour la xè fois dans l’écriture…


Oh oui, nous connaissons ce cher auteur de Karl Valentin ! Il a pour habitude d’engager l’humour par le déclinement d’un verbe … et astucieusement ! Ici il a pour cible le verbe ECRIRE. Choix judicieux car elle reproche à son amant qu’il ne lui écrive plus ! 
Et cela donne ceci …


Le charabia d’une fille au bord de la crise de nerfs :^

La Venus à la fourrure ... une belle construction de rôle!

Imaginez un petit théâtre en plein milieu de Paris…


Il est tard… Il pleut…le tonnerre gronde… Un metteur en scène (alias Mathieu Amalric) marche de long en large dans son théâtre, allumant frénétiquement cigarettes sur cigarettes, éreinté par sa journée qu’il vient de passer à auditionner des actrices toutes plus médiocres les unes que les autres… La pièce qu’il adapte c’est celle de la Venus à la fourrure de Sacher-Machosh, et il cherche désespérément une comédienne pour le rôle principal de Vanda Von Dunajev.


Quand tout à coup…. TOC TOC !..



lundi 24 mars 2014

Ambiance chez les 11/14 ans dans le cours de Théâtre de Samia !


Dans le cours de Samia Ramdani ...

Ecole Paris Marais Samia Ramdani et sa classe Adolescents 11/14 ans.
On joue beaucoup sur les gammes d'émotions, le développement personnel et l’expression corporelle… 
C’est un professeur dynamique, plein d’entrain, qui communique à ses élèves le plaisir d'inventer en recréant son propre univers.
Elle veut arriver aussi à développer une fluidité dans le jeu, un feeling… une “énergie assurée”.